A la mesure du temps

As-t-il une fin ou un commencement?
Dans ce magma, j’oublie le temps.
Encerclé par la nuit
J’attend le jour

Se détacher des particules du temps
Se dédoubler, se délivrer
Synhcronization éternelle

Le temps arreté
Sommeille en nous
Prend place
Gueteur de notre esprit

En équilibre sur nos rêves
Nous touchons une voûte imaginaire
Un fil, un funambule?
Sommes nous de minuscules brins de Poésie?

Insolite la conscience du temps
Renversé
Attaché a la terre
Tiré par le ciel
Comme un arbre immortel!

Intégrés à la terre
Dans un sillon tracé par nos corps
Nous retraçons nos histoires
Suivant les traits des nos pensées

Le temps vu d’ici
Me paraît immobile, fragile
Entrelacés, nous ne faisons q’un
Un oiseau figé, tiré par ses racines

Est-il divisible? Partagé?
A mon image il se questione
Suis-je son double?
Est-tu ma clé?

Petrifiés, muets
Unissons-nous pour laisser au temps…
Nos empreintes
Notre éternité

Dans une lute constante
Nous envahissons le temps
Le temps précède l’homme
pour combien de temps

Figure amorphe
Temps constant
Immuable et au même temps
Si changeant!

Accrochons le temps
Est-il réel ou irréel?
Mesurons sa porté…
Ici ou ailleurs?

Dans une danse éphémère
Il croit tenir son temps
L’acroché, l’enraciné
Ecarté de la route de sa pensée il se libère

On temporise le temps
On se veut provisoire
Transitoire
La nuit succède au jour

En même temps
Jadis nous cherchions
L’avenir, le future,
Nous mêlions le passé et le present!
Pour vivre l’instant

Coule-il dans une direction determinée?
J’ouvre mes ailes pour le poursuivre
Pour prendre mon élan
Décoller en rêvant.
Voyage-t-il dans le temps?

Ce texte a été écrit dans le cadre du concours d’un livre d’artiste avec les lithographies de l’artiste Raphaèle Bernard-Bacot.

© Ana Sartori

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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